Participation libre et consciente

Nouvelle économie

Fonctionner avec la participation en conscience non anonyme nous invite à observer notre rapport à l'argent et comment nous échangeons. C'est aussi observer ce que vous osez vous offrir à vous même.
Voici un petit extrait du site UdN
Pour quoi ?
La participation consciente change la règle établie. Elle propose et ouvre donc une voie de questionnements dans notre rapport à l’argent et notre façon d’échanger nos richesses. Cette forme de rémunération ou de paiement nécessite de la conscience autant pour être proposée que pratiquée. Elle offre potentiellement un chemin de transformation individuelle et collective.
• Elle reconnaît la richesse de :
– l’animation,
– l’ensemble des coûts liés à l’organisation,
– et de façon plus générale, l’ensemble du travail réalisé ... afin que l’événement puisse exister et atteindre le niveau de qualité professionnelle qu’il propose.
Comment cela fonctionne-t-il ? Les 3 règles
– C’est la somme en euro que vous donnez en conscience pour ce que vous avez vécu et en fonction du soutien que vous souhaitez apporter "à la personne ou l'organisme proposant l’évènement" pour son développement. Elle est obligatoire, mais aucun prix ne sera exigé ou proposé.
– La remise se fait à la fin de l’expérience de façon non-anonyme sans justification du don réalisé.
– Elle fait toujours l’objet d’un temps de partage et d’explication en début d’expérience.


Petite considération au sujet de la
"participation libre" ou l'échelle du plaisir
 
 
Avec d'autres mots : La petite visite du blog « Les Mères Veilleuses » nous a inspiré cette réflexion que nous partageons avec vous. (Avec des extraits, des modifications et des compléments)
En ce qui nous concerne, la participation libre n'est pas sensée être synonyme de gratuité, mais plutôt d'accès possible aux plus démunis, aux très pauvres autant qu'aux autres et une possibilité pour chacun d'accéder à une liberté, la liberté de donner autant que de recevoir et de donner en fonction de ce qui a été reçu.
Ainsi, chaque personne peut se positionner en fonction de ses connaissances, de ce qu'elle a réellement reçu, de ses capacités financières réelles, de la qualité de la prestation, etc ... et de son coeur !
Pour certains donner 2 € sera énooorme et pour d'autres en donner 200 € ne les privera de rien... 
 
 
Petite considération au sujet de la « participation libre »
 
 On trouve souvent, dans le cadre des conférences, une proposition qui se nomme « participation libre ». La plupart du temps les gens sont assez ennuyés et ne savent pas quoi donner à la sortie, il finissent par laisser TRÈS peu, alors même qu'ils disent (et peut-être mentent-ils) que « c'était super bien »!
Les temps sont durs, c'est pour tout le monde pareil, et quand le choix est offert, nous avons tous au fond de nous un élan vers la gratuité.
 
 
Pourtant...
 
Voici une idée, une piste de réflexion, un éveil des consciences à lire avec humour et à méditer simplement. Et si... à la sortie des conférences, on trouvait une « échelle du bienfait » afin d'évaluer ce que nous y avons vécu, une échelle commune que toute personne pourrait lire, quelle participation choisirions nous d'offrir ?
 
 
·       C'était nul, je n'ai pris aucun plaisir : 0 €
 
·      J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu en mangeant un pain au chocolat : 5mn de bonheur pour 1,20 €  
 
·      J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu en sirotant une boisson à la terrasse d’un café : ½ h  de détente pour 3 à 5 € 
 
·       J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu en allant au cinéma : 1h30 de repos pour 7 € 
 
·       J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu en allant à un Cours collectif de 2 h de yoga, qi gong…: 2 h de bien-être pour 15 €  
 
·       J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu lors d'un soin des mains : 30mn de chaleur humaine pour 20 € 
 
·       J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu en dégustant une boite de bons chocolats d'une marque renommée : plein de petits frissons pour 25 €
 
·       J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu en allant chez le coiffeur : 1h de patience pour 30 €
 
·       J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu en allant chez l'ostéopathe : 45 mn pour me soulager pour 40 €  
 
·       J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu lors d'un massage du corps : 1h de plaisir sensuel pour 60 €  
 
·       J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu en tombant amoureuse d'une robe de marque : 2mn de jouissance pour 150 €  
 
 
Etc...
 
 
Autres réflexions de notre cru
 
Le « DONNER / RECEVOIR » 
Il nous semble plus juste de, d’abord donner et, ensuite recevoir, d’abord vider pour pouvoir remplir. Vous pouvez donc aussi, décider de donner avant la prestation pour recevoir à la hauteur de ce que vous aurez donné, toujours bien sûr en harmonie avec votre potentiel financier et votre générosité du coeur …
 
LA RESPIRATION
 
Un premier exemple avec la respiration qui nous maintient en vie, ce souffle de vie qui est notre première nourriture. Symboliquement notre souffle nous enseigne beaucoup.
Nous vous invitons à juste observer votre respiration.
Puis, en douceur aller bien jusqu’au bout de chaque expiration, efforcer-vous en douceur, de bien vider vos poumons, calmement, lentement…
Que constatez-vous ?
Un plus grand volume d’air entre naturellement dans vos poumons à chaque inspir. C’est la VIE qui vous ait offerte… cette inspiration plus profonde, grâce à l’expir conscientisé,  va donner plus de vie dans votre organisme, plus d’oxygène dans le sang et les organes vont mieux fonctionner etc…
 
La phase dynamique est l’expir tandis que l’inspir se fait naturellement, toute seule, nous n’avons juste qu’à accueillir la VIE qui nous est offerte.
C’est en donnant d’abord, en vidant, que nous recevons plus et mieux 
 
 
LA TASSE DE THE
 
Petite histoire initiatique avec le récipient qu’il est plus juste de vider avant de remplir encore…
Un jour, un savant français, réputé pour ses travaux scientifiques sur le bonheur, apprit qu’il y avait en Asie un sage tellement reconnu et apprécié que les gens venaient du monde entier pour le rencontrer et bénéficier de son enseignement.
Tous repartaient avec un cri du coeur : "Qu’est ce qu’il m’a appris ! J’ai plus appris sur la Vie avec lui que durant toute ma vie !"
Intrigué, le savant décida de le rencontrer.
Sur place, le sage resta silencieux et laissa le grand savant se présenter, parler de ses savoirs, de ses publications et de ses conférences.
 
Il l’invita alors à prendre une tasse de thé.
Pendant qu’il versait le thé dans la tasse du savant, celui-ci, exalté par sa démonstration verbale, continuait à parler de lui.

Le sage, lui, l’écoutait simplement d’une oreille bienveillante, tout en continuant à verser le thé qui finit par déborder de la tasse. 
Le savant découvrant, au milieu d’une phrase, ce débordement, s’arrête net et lui demande sur un ton de reproche : « Mais, qu’est ce que vous faites ? Vous ne voyez pas que ma tasse déborde ! »
Alors, le regardant au fond des yeux, le vieux sage reposa la théière et lui dit, sur un ton calme et un malicieux :
« Cette tasse débordante vous ressemble beaucoup. Elle est déjà pleine et elle ne peut plus rien recevoir » 
 
A vous maintenant d’agir selon votre conscience, votre cœur.
Nous sommes confiants 
 
 
 
Les auditeurs des conférences sont aussi sollicités financièrement avec la vente d'ouvrages. A ce sujet, quelques informations sont nécessaires et là encore, comparer les dépenses sur une « échelle des bienfaits » permet de mettre en évidence la relativité de la valeur accordée à chaque dépense du quotidien.
 
Quand un livre se vend, la somme reçue par l'auteur n'est rien de plus que la contribution (la récompense) donnée en échange du temps passé en recherches et à la rédaction de l'ouvrage.
Pour information les droits d'auteurs (pour qui n'est pas une célébrité internationale) varient entre 7% et 10% du prix de vente HT, c'est à dire moins de deux euros pour un livre vendu 20 euros au public. Autant dire que le « métier d'écrivain » ne rapporte qu'aux gens riches, connus et largement recommandés par les grands médias. Le tirage d'un petit éditeur ne dépasse que rarement les 1000 exemplaires et l'écoulement de la marchandise se fait souvent au compte-goutte... C'est seulement la passion qui « pousse » les petits auteurs et petits éditeurs vers la publication.
 
 
 
 
Pour aller plus loin dans la réflexion :
 
Marcel Hénaff - Le prix de la vérité, le don, l’argent, la philosophie, SEUIL
 
Alain Caillé - Don, intérêt et désintéressement, Edition La Découverte
 
Marcel Mauss - Essai sur le don, Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques  sur wikipédia  
 
« Car cette gratuité là qui nous enchante ou nous arrange a un coût. Il est exorbitant, probablement terrifiant : Il concerne autant la destruction illimitée de la nature que le droit des gens à travailler dignement. » Daniel Conrod -Télérama 2884, signes du temps : débat sur la gratuité.